L'une de ses moitiés

L'une de ses moitiés

# Posté le mardi 18 septembre 2007 03:55

La fille coupée en deux

La fille coupée en deux
La fille coupée en deux 2006; sortie le 8 août 2007; Drame français; 1h55 ****/*
Réalisé par Claude Chabrol
Avec Ludivine Sagnier, Benoît Magimel, François Berléand, etc...

Le nouveau Chabrol. (Youhou ! ^^)
Encore un film qui m'a beaucoup plu. Comment ne pas aimé le jeu de Benoît Magimel, si unique et jubilatoire (si, si, j'vous assure!), et celui de Ludivine Sagnier, toujours aussi angélique, et si compliquée dans son rôle. François Berléand, égal à lui- même, c'est à dire à la hauteur des précédents cités, seule question: mais pourquoi Chabrol ne l'a- t- il pas fait joué auparavant?! (Ah, si dans L'ivresse du pouvoir, mais honte à moi je ne l'ai pas encore vu...)
Bref, un casting parfait, pour un réalisateur dont je ne pourrai dire du mal. Alors quoi? Alors voyez- le, je pense déjà à la sortie DVD!

# Posté le mardi 18 septembre 2007 03:53

Modifié le mardi 18 septembre 2007 04:10

Rat ta touille

Rat ta touille
Ratatouille. 2007; Sortie le 1er août 2007; Film d'animation pour enfant américain; 1h 50 ***
Réalisé par Brad Bird
Avec Guillaume Lebon, Thierry Ragueneau, etc...

Ratatouille est un film plutôt sympathique, qui devrait plaire à nos amis les enfants. Cela dit, pourquoi pas à nous aussi? Ne nous méprenons pas, le public visé reste les enfants, alors il ne faut pas s'attendre à un film d'animation expérimental, ou simplement complètement différent des contes pour enfant qui ont toujours existés.
Et pourtant, l'innovation se manifeste... Comme me l'a fait remarquée une amie (clin d'oeil à celle- ci...), il faut avouer qu'il est courageux de mettre en scène un rat (même s'il est gentil, forcément) dans une cuisine parisienne de grand standing. Personnellement, j'appuie cette idée, d'autant que Ratatouille arrive à mettre le spectateur dans la position suivante: défenseur des rats, ennemi des hommes. Ce n'est certes pas tout à fait un tour de force, j'en conviens. D'autant qu'il est bien évident que tout le monde est ami à la fin.
Mais après tout un peu de guimauve enfantine ne fait pas de mal quand c'est pour regarder un film familial et passer un bon moment.
Ah, j'allais oublier: profiter un peu aussi des clichés de représentation de Paris par les américains... :)

# Posté le mardi 18 septembre 2007 03:41

Fête du cinéma 2007

Les évènements se sont enchaînés, et je n'ai pas eu le temps de vous parler de la dernière fête du cinéma: juin 2007. Je vais donc vous en faire un résumé!

Ocean's 13
n'est pas un film vraiment à la hauteur de son réalisateur. Vous l'avez sans doute entendu dire, et c'est sans doute la vérité! Malgré tout, si vous n'en attendez pas trop, vous pourrez peut- être apprécier quelques blagues, ainsi que Pitt et Clooney (bien sûr, même s'il n'ont pas dans leur jeu la conviction qu'ils avaient dans le premier paraît- il). C'était la fête du cinéma, le film valait tout de même 2 euros...

Shrek 3 n'a pas été non plus la révélation de cette fête. Je n'avais que très moyennement apprécié les précédents, mais ce troisième ne m'a pas non plus satisfaite. En revanche, il a peut- être contribué à remonter les autres sur mon échelle d'étoiles! J'ai comme l'impression que le filon s'essoufle. Ce qui faisait la joie des fans de Shrek résidait dans plusieurs critères: les parodies de films, pubs les plus cultes etc... Le comique tout simplement! Et la parodie globale: celle de l'histoire du prince et de la princesse qui vécurent heureux, du "happy end", vous voyez de quoi je parle.
Et maintenant, que se passe- t- il? Shrek s'est marié, a réussi, lui, l'ogre horrible, à se faire apprécié par ses beaux parents richissimes et beaux. Et maintenant il a des enfants. Autrement dit, il vit le parfait "american dream". Tout le monde peut être heureux, et avoir la même vie que les autres: ils vécurent heureux et eurent beaucoup (oh oui, beaucoup!) d'enfants!

A l'intérieur. Voilà un film qui me laisse perplexe. Ce n'est pas une mauvaise surprise que de voir les français se remettrent aux films d'horreur, et d'avoir choisi Béatrice Dalle et un choix des plus judicieux. Néanmoins, le film dérape beaucoup trop, et fini par en être non pas risible (presque)... Mais décevant, en quelque sorte. Je ne trouve malheureusement pas le mot qui convient!
Les réalisateurs passent pas la case gore, zombie, et horreur, tout cela à la fois, maniant deux sur trois avec maladresse. Ils ont manqué le coche...

Persepolis contient sa dose d'originalité, de drôlerie, d'émotion, et autant de vérité. C'est un film à voir, je crois qu'il n'est pas nécessaire d'en ajouter plus à son sujet, au risque de vous le gâcher...

Je peux difficilement vous parler maintenant de L'avocat de la terreur. La fête du cinéma est terminée depuis un mois et demi, et ce film était dense. J'en retiens d'une façon globale que celui- ci était des plus intéressant, par les paradoxes et contradictions du personnage, mais sa complexité ( au personnage, qui n'en est pas un d'ailleurs) me pousse à me demander si le film est objectif. Peut- on croire tout ce qu'on voit au cinéma?

Je ne vous ressert pas d'article sur Sunshine, je l'ai revu (en VO) et ça valait bien 2 euros au moins!

Que me reste- il? Je garde le meilleur pour la fin.
Voici donc Hero. Un premier film intéressant pour lequel j'ai eu la chance, que dis- je, l'immensément grand honneur (!!!) de rencontrer Mickaël Youn, et le réalisateur Bruno Merle. Je plaisante, mais ce fut très intéressant. Là encore, il est un peu laborieux de parler de ce film (pour lequel j'ai des choses à dire!) autant de temps après son visionnage.
Le film, semble intéressant, mais aussi redondant. Il semble copier sur quelques films de ci de là, tel que Calvaire, ou je ne sais quel autre film. La sensation que le réalisateur a voulu faire un film "intelligent" ne vous quitte pas. Youn sait jouer. Même s'il a constamment l'air de vouloir tellement le prouver qu'il en fait un tout petit peu trop. On lui pardonnera... Quelques clichés ont aussi été (pas aussi subtilement qu'il aurait fallu pour qu'on puisse l'ignorer) glissés dans les discours tenus pas le "héro" (justement).
Le pire vient peut être de l'entretien qui a suivi, du moins pour mon humble personne. J'aurai voulu entendre le réalisateur parler de son film, non pas forcément expliquer (ce qu'il n'a pas du tout fait d'ailleurs), mais parler, voir comment il allait nous aborder par l'intermédiaire de son oeuvre. Mon désarroi ne s'est pas trouvé dans sa non- explication, au contraire, cela ne me choquait pas. Mais ses réponses m'ont tout de même beaucoup étonné. Celui- ci n'a que peu parlé, et au début j'en étais déçue, mais j'ai vite compris qu'il ne savait pas parler de son film. Là non plus, ce n'est pas grave! Simplement, il a réussi en quelques phrases à me faire sentir qu'il n'avait pas d'idée, qu'il n'avait en fait, et cela ne se limite qu'à moi, pas une âme d'artiste. Peut- être aurait- il mieux fait de s'essayer à quelque chose de plus "standard" et il aurait eu plus d'admiration de ma part. Car tenter ce qu'il a fait, et le faire de cette façon...
Je n'étalerai pas tout ce que j'ai pensé de cet entretien, car il y a encore nombre de choses que j'aurai eu à dire, notamment aussi sur les spectateurs présents...
Et je précise que je ne cherche pas à le descendre aussi bas que j'en ai l'air!
Allez passons au suivant...

La vie des autres, sur lequel je m'attarderai moins m'a beaucoup plu, et je vous le conseille. Pas plus de commentaire! (Finalement, les films que j'ai moins aimé sont plus propices à la discussion, sont- ils donc plus intéressant...? :) )

Le meilleur pour la fin disais- je?
Le boulevard de la mort, Death proof de son titre original; Je le précise car il est intraduisible, et fantastique ce titre, non? Voici donc le nouveau Tarantino. J'ai lu de mauvaises critiques. Peut- être est- ce parce- qu'il faut que Tarantino commence bien un jour à décliner que ce film a été parfois mal jugé? Peut- être aussi que je lui trouve des excuses pour avoir lu de mauvaises critiques. Oui, parce- qu'à moi, il m'a drôlement plu! Et ce n'est pas forcément parce- qu'il y a de longs passages de jacassements de filles, puisque j'en connais (au masculin) qui ont aimé! Bon, j'en connais un, d'accord...
Cependant, partons sur les points positifs, car je n'en vois pas de négatif!
Tarantino signe encore là, pour moi, un très bon film, aussi singulier que jubilatoire. Tout y est, et j'adore. Un Tarantino, ce n'est jamais le même, et celui- là ne déroge pas à la règle. Bizarrement, il arrive que pour les films que j'aime je n'ai pas envie de décrire ce que j'ai aimé. C'est le cas ici, pas envie de disséquer Death proof, il parle de lui- même, voyez- le et amusez- vous. (Allez lire ailleurs si vous en voulez plus, mais je vous conseillerai plutôt de trouver un cinéma qui le passe encore, si c'est possible!)
Fête du cinéma 2007

# Posté le lundi 13 août 2007 09:26

"This is the zodiac speaking"...

"This is the zodiac speaking"...
Zodiac 2007; sortie le 17 mai 2007; 2h36; Thriller américain;
Réalisé par David Fincher
Avec Jake Gyllenhaal, Mark Ruffalo, Anthony Edwards, etc...


Non, ce n'est pas le Zodiac qui écrit... Mais parlons du film et non pas du tueur. C'est ce que Fincher fait: il parle des enquêteurs plus que du tueur. Et peut- être est- ce là la déception de certains. "Déception", j'y vais un peu fort... Non, pas de déçus à ma connaissance, seulement des "je m'attendais à plus de scènes de meurtres" faut- il ajouter "dommage..."? Non!
Le réalisateur offre un autre film, un film intéressant et captivant. Une obsession. Il montre qu'il sait se renouveler, trouver des approches différentes, chercher, travailler en somme. Il réussit le tour de force de nous entraîner dans une histoire ou l'important n'est que faussement le tueur: l'important c'est comment cela entraîne ce "cartoonist". Et nous par la même occasion. Fincher nous fait finalement admettre qu'on peut faire un thriller sans se focaliser sur des scènes de suspense et de sang.
Un nouveau Fincher, différent, nouvelle preuve d'un grand cinéaste.

# Posté le jeudi 31 mai 2007 05:29

Modifié le dimanche 17 juin 2007 12:06